Le plus grand sondage de Suisse

Comme chaque année, un sondage en ligne, présenté comme le plus grand sondage politique de Suisse, est organisé. Il doit permettre, si l'on en croit ses instigateurs, de favoriser le dialogue entre le public et le monde politique et de trouver des solutions aux problèmes du pays. Contrairement à nombre de sondages dont on ne connaît que les résultats, celui-ci nous donne l'occasion d'analyser les questions posées (et celles qui ne l'ont pas été) avant même la fin de la collecte de données.

Ce sondage, auquel ont répondu plus 30'000 personnes ces dernières années (sur une population d'environ 8 millions d'habitants), est organisé par Vimentis [1], « une association ayant pour but d'améliorer l'avenir de la Suisse par de meilleures décisions politiques ». Sur son site, on apprend également que « les sondages en ligne améliorent la discussion entre le peuple et la politique et aident les citoyennes et citoyens à communiquer leurs souhaits aux politiciens. Les problèmes qui préoccupent le peuple peuvent ainsi être résolus. Grâce à Vimentis, des solutions efficaces et réalisables pourront être trouvées en Suisse. Le succès de la Suisse est ainsi garanti. » La vache, rien que ça !


Objectifs

Le site a le mérite d'être très complet et semble transparent sur le processus de sondage, ses objectifs, sa neutralité et sa méthodologie. Mais très vite, on tombe sur un os :

Toutes les questions du questionnaire de "Vimentis - Le sondage en ligne" seront en premier lieu présentées à tous les grands partis. Tous les points seront alors traités sur leur neutralité et les différents avis seront analysés en détail par Vimentis. Finalement, uniquement les questions qui auront été acceptées par tous les partis seront mises en ligne.

Cette méthode semble permettre un questionnaire neutre. Hors, le sondage devait aider les « citoyens à communiquer leurs souhaits aux politiciens », étant donné qu'« il est souvent difficile pour les politiciens de savoir ce que le peuple pense. Les besoins de la population ne se montrent généralement que lorsqu'il est trop tard. » Mais par endroits, le discours de Vimentis perd en cohérence, lorsqu'on lit que l'« objectif [du sondage] est de transmettre aux responsables de l'élaboration de projets l'avis de la population concernant différentes idées de réformes. »

On le voit, ce sondage part donc avec un biais de départ qui semble avoir totalement échappé à Vimentis. En effet, comment la population peut-elle faire part de « ses souhaits » ou de « ses besoins » si on l'interroge uniquement sur des questions "approuvées" par les partis politiques ou si on lui demande son avis concernant des « idées de réformes » déjà proposées ? Pire, on apprend que « les résultats de ce sondage ont pour finalité de déclencher une discussion publique et de montrer quelle direction pourraient prendre les réformes soutenues par le peuple. » J'avoue avoir du mal à saisir ce concept : comment le peuple peut-il soutenir des réformes avant même de savoir quelle direction elles pourraient prendre ?


Financement

Concernant le financement, Vimentis est un peu moins loquace, mais nous apprend ceci :

La plupart des organisations ont pour problème qu'elles sont dépendantes de leurs sources de financement. Afin de garantir notre indépendance, Vimentis renonce au financement par un nombre réduit de grands donneurs de capital. Au contraire, Vimentis est soutenue et se finance grâce à un grand nombre de donateurs privés venant de la population. Ce modèle de financement empêche la prise d'influence négative d'un donneur de capital.

Notons tout d'abord que ce modèle de financement n'empêche en rien une prise d'influence. Dans de nombreux pays, le financement des partis politiques et des campagnes électorales se fait souvent grâce à des « donateurs privés venant de la population » (comme Liliane Bettencourt, par exemple), non sans poser quelques petits tracas éthiques ou juridiques. La liste complète des donateurs n'est malheureusement pas disponible. Seuls quelques sponsors et partenaires sont indiqués, notamment :

- Axpo : entreprise de distribution d'énergie, très active dans le nucléaire. C'est apparemment le sponsor principal.

- Steg : entreprise de vente de matériel informatique et électronique

- Migros : la plus grande entreprise du secteur de la grande distribution de Suisse (37 % du marché suisse de l'alimentation) et le principal employeur privé du pays.

- 20minutes online : site internet du quotidien le plus lu en Suisse, propriété de Tamedia, premier groupe de presse en Suisse.

- Avenir Suisse : un think tank créé en 1999 par 14 des plus grosses multinationales helvétiques (ABB, Credit Suisse Group, Groupement des Banquiers Privés Genevois, Jacobs Holding, Kuoni Holding, McKinsey Switzerland, Nestlé, Novartis, Roche, Sulzer, Swiss Re, UBS, Zurich Financial Services) et bénéficiant de dons de la part de très nombreuses entreprises, comme Accenture, Allianz, Axpo (re-bonjour!), l'aéroport de Zurich, Generali, Microsoft, Procter & Gamble, Securitas, entre autres. Cette fondation de droit privé « s’affiche en défenseur de l’économie de marché, soutenant une vision libérale du monde et de la société. C’est pour cela que la devise d’Avenir Suisse est: indépendant – mais pas neutre. Pour le think-tank, les forces du marché doivent en règle générale bénéficier de la plus grande marge de manœuvre possible. » [2] Bref, Avenir Suisse est un puissant think tank ultralibéral dont Friedman aurait été fier, entièrement dévoué au marché, et qui s'en revendique. Autant dire que son implication dans ce sondage n'est pas désintéressée. J'en veux pour preuve qu'un acte désintéressé est fondamentalement contraire à l'esprit du marché et donc, d'Avenir Suisse.


Méthodologie

Cette section semble "honnête" sur les faiblesses des sondages en général, et des sondages en ligne en particulier, ce qui est assez rare pour mériter d'être souligné et cité in extenso (passage en gras d'origine) :

Le but de "Vimentis - Le sondage en ligne" est de présenter de manière représentative l'opinion de la population suisse concernant des problèmes futurs. Cependant, un sondage, de plus sur Internet, n'est en général pas représentatif. Il existe principalement deux causes à ce problème:
- Les personnes qui n'ont pas l'accès à Internet ne peuvent pas prendre part au sondage.
- Seules les personnes qui sont intéressées par le sujet du sondage y prennent part.

Pour que "Vimentis - Le sondage en ligne" livre tout de même un résultat représentatif, plusieurs mesures préventives ont été prises. Pour que le plus de Suisses aient connaissance du sondage, tous les partis politiques locaux seront informés du sondage. De plus la collaboration avec des journalistes ainsi que divers partenaires et la publicité sur Internet permettront d'atteindre d'autres personnes encore. Toutes les réponses seront pondérées selon les critères d'âge, de sexe, de canton et de formation. Grâce à cela, les réponses reproduiront exactement la population suisse sur ces points. La base de données correspond au dernier recensement fédéral de la population effectué par l'Office fédérale de la statistique. Contenu du fait que seules les personnes intéressées par le sujet participent au sondage, "Vimentis - Le sondage en ligne" essaie chaque année d'aborder le plus de thèmes possibles qui interpellent un grand nombre de citoyens. Il est vrai que là aussi, plus de personnes intéressées aux questions politiques et sociales rempliront le questionnaire que d'autres, qui ne sont pas intéressées. Les votations nationales et cantonales connaissent le même phénomène.

Ces mesures permettent aux résultats de "Vimentis - Le sondage en ligne" d'être représentatifs avec une tolérance de +/- 4% de l'opinion des citoyens suisses pour une participation d'environ 30'000 participants. La valeur de la tolérance pour les résultats de chaque année est donnée précisément dans la publication des résultats correspondants. Il faut prendre en considération que chaque forme de sondage contient des faiblesses et que les résultats sont représentatifs toujours avec une certaine tolérance.


Questionnaire

Passons maintenant au questionnaire lui-même et aux questions qui le composent. Après quelques questions "démographiques" (sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, etc.), on passe à la question qui me paraît centrale : "Quel est le thème qui présente, selon vous, la plus grande nécessité d’agir en politique?" Les réponses proposées sont, dans l'ordre :

- chômage
- armée
- pauvreté
- immigration
- relations avec l'UE
- éducation/recherche
- politique énergétique
- politique familiale
- système de santé
- coûts/financements des institutions sociales
- criminalité
- dettes publiques (Etat, canton, commune)
- impôts
- protection de l'environnement
- distribution inégale des revenus
- autre

Cette liste soulève plusieurs questions. Tout d'abord, on observe des doublons (chômage/pauvreté/redistribution inégale des revenus ou encore politique énergétique/protection de l'environnement). Comme il n'y a qu'une seule réponse possible, on observera probablement une dilution des réponses sur ces thèmes, et donc des chiffres plus bas. On peut imaginer que les personnes à sensibilité écologiste seront préoccupés par la politique énergétique, mais choisirons plutôt la protection de l'environnement, thème plus large qui englobe la politique énergétique. Ainsi, celle-ci sera sans doute sous-représentée. Peut-on y voir un lien avec la présence d'Axpo parmi les sponsors ? Il est également étonnant de voir le financement des institutions sociales et les impôts placés au même niveau. En effet, le premier dépend en grande partie des seconds. Les réponses ne sont donc pas indépendantes entre elles, ce qui risque également de provoquer des résultats quelque peu aléatoires.

Mais le plus gros problème est que quelle que soit votre réponse à cette question, le reste du questionnaire comprend des séries de questions uniquement sur les thèmes suivants :
- AVS (retraite)
- énergie
- sécurité intérieure
- politique du logement
- politique familiale

Cette sélection de thèmes, finalement fort restreinte, est en elle-même significative. Comme on pouvait le soupçonner, ce sondage ne permet pas à la population de réellement faire part de « ses souhaits » ou de « ses besoins », puisque qu'il se limite aux thèmes qui ont été pré-selectionnés et approuvés par tous les partis politiques. La politique suisse est certes basée sur le consensus, mais celui-ci empêche du même coup l'émergence d'idées hétérodoxes qui sortiraient radicalement du cadre actuel de la politique, en économie, notamment.


AVS

Les 4 questions sur le thème de l'AVS sont les suivantes (avec à chaque fois une réponse positive, une réponse neutre/sans avis et une réponse négative) : 

- "Ma retraite est assurée"
- "Les versements à l'AVS sont augmentés"
- "Les rentes AVS sont diminuées"
- "L'âge de la retraite est augmenté"

Le moins que l'on puisse dire est que ces questions restent terriblement superficielles. Comment appréhender le complexe problème des retraites sans même aborder les modalités des mesures à appliquer ? Augmenter les versements ou l'âge de la retraite, diminuer les rentes, mais pour qui ? Et de combien ? Et ceux qui répondent par la négative veulent-ils maintenir le statu quo ou souhaitent-ils un inversement de la tendance (baisser l'âge de la retraite, augmenter les rentes et diminuer les versements) ? Comment doit-on répondre si on souhaite augmenter les rentes des plus pauvres et diminuer celles des plus riches ?


Energie

Les 6 questions sur le thème de l'énergie sont les suivantes (avec à chaque fois une réponse positive, une réponse neutre/sans avis et une réponse négative, sauf pour la première) :

- "Quel est, d’après vous, la meilleure solution pour réduire la consommation d’énergie?" (prix incitateurs/taxes, interdictions/limitations, responsabilité propre/personnelle, neutre/je ne sais pas)
- "Savez-vous combien d’énergie vous consommez dans le cadre de vos activités quotidiennes (carburants, combustibles, courant)?"
- "Seriez-vous prêt(e) à réduire votre consommation d’énergie?"
- "Devrait-on mettre en place des prix d’électricité augmentant avec la consommation (prix progressifs)?"
- "La consommation d’électricité des ménages et des entreprises devrait-elle être contingentée?"
- "Les bâtiments à faible efficacité énergétique devraient-ils être rénovés à la charge des propriétaires selon les standards actuels d’isolation?"

Comme pour l'AVS, les questions ne permettent aucune marge de manœuvre aux sondés. Par exemple, le contingentement de la consommation d'électricité des ménages et des entreprises sont proposés ensemble, sur le principe de la vente forcée (c'est tout ou rien). De plus, sur ces 6 questions, on trouve aussi bien une question très générale ("Seriez-vous prêt à réduire...") et une question très "ciblée" et concernant une mesure très spécifique ("Les bâtiments à faible efficacité énergétique..."). Par contre, aucune trace des termes "nucléaire" ou "renouvelable", ce qui semble assez incroyable dans une questionnaire sur l'énergie. Les dirigeants d'Axpo avaient-ils eux aussi un droit de regard sur les questions ?


Sécurité intérieure

Voici les 8 questions sur la sécurité intérieure (si rien n'est indiqué, les réponses proposées sont le trio habituel, positif, neutre, négatif) :

- "Quelle mesure devrait être prise afin de délester la police?" (réduction des tâches, confier une partie des tâches à des privés, augmentation des effectifs, ne prendre aucune mesure, neutre/je ne sais pas)
- "Les peines de jusqu’à 12 mois (sic) d’enfermement devraient-elles pouvoir être purgées en résidence surveillée, avec la possibilité de se rendre au lieu de travail, plutôt qu’en prison?"
- "Les effectifs de police devraient-ils être augmentés dans votre canton?"
- "Êtes-vous pour l’introduction d’une garde bourgeoise dans votre commune?"
- "Les cantons et communes devraient-ils pouvoir confier des tâches policières quotidiennes, comme les contrôles de personnes ou de la circulation, à des entreprises de sécurité privées?"
- "Les services de sécurité privés devraient-ils être autorisés au port d’une arme à feu pendant le service?"
- "De quelle présence de la police votre canton a-t-il besoin?" (plus forte présence, plus faible présence, autant qu'aujourd'hui, neutre/je ne sais pas)
- "Comment les délits bénins devraient-ils être sanctionnés?" (de l'emprisonnement, des amendes, des travaux d'intérêt général, neutre/je ne sais pas)

A nouveau, on note des questions vagues ("De quelle présence de la police...") juxtaposées à des questions très spécifiques ("Les peines jusqu'à 12 mois d'emprisonnement..."). Mais on observe surtout que 2 questions (sur 9) et une réponse concernent les entreprises de sécurité privées. D'abord, on propose de "confier une partie des tâches à des privé" pour "délester la police". Puis, on demande si les entreprises de sécurité privées sont envisageables. Enfin, on demande si ces "services de sécurité privés" (pourquoi le mot "milice" me vient-il en tête ?) devraient pouvoir être armés. On nous a dit que les questions publiées ont été "acceptées par tous les partis", mais j'ai du mal à imaginer les Verts voir d'un bon oeil cette orientation ainsi appuyée.


Politique du logement

Attention, accrochez-vous, voici les 9 questions sur la politique du logement (si rien n'est indiqué, les réponses proposées sont le trio habituel, positif, neutre, négatif) :

- Comment faut-il réagir à l’étalement urbain croissant en Suisse? (réorganiser l’aménagement du territoire, augmenter l'indice brut d'utilisation du sol ou IBUS., construire près du centre-ville, autres mesures, neutre/je ne sais pas )
- Devrait-on instaurer un IBUS minimal en zones proches du centre-ville?
- La densification urbaine devrait-elle être subventionnée par l'Etat?
- Devrait-on imposer aux propriétaires de zone à bâtir une taxe de 20% du gain de valeur après un zonage?
- Devrait-on octroyer aux communes la compétence d’instaurer une obligation de construction dans des zones à bâtir non-utilisées?
- Devrait-on geler la surface totale actuelle de la zone à bâtir? (c’est-à-dire que lorsque une zone à bâtir est agrandie, une autre doit être réduite)
- Les Plans d’Affectation des Zones (PAZ) devraient-ils à l’avenir être établis à l’échelle cantonale?
- La protection contre la déforestation devrait-elle être assouplie de façon à ce qu’un défrichage puisse à l’avenir être compensé à l’échelle nationale par un reboisement?
- Les vallées et régions peu peuplées en Suisse devraient-elles être abandonnées et laissées à la nature?

Ici, la sélection de questions est proprement hallucinante. On y parle d'indice brut d'utilisation du sol, d'affectation de zones à bâtir, de densification et d'étalement urbains, de réaménagement du territoire ou de subventions de l'Etat (par qui, pour qui, comment, combien?). On y parle même d'assouplir la protection contre la déforestation ou d'abandonner des vallées ou des régions entières (!). Mais pas une seule fois ne sont mentionnés les termes "loyer" ou "locataire". C'est pour le moins insolite, dans un questionnaire sur la politique du logement.


La politique familiale

Les 8 questions sur la politique familiale sont les suivantes  (si rien n'est indiqué, les réponses proposées sont le trio habituel, positif, neutre, négatif) :

- Quel modèle familial préconisez-vous ? (l'un des parents s'occupe des enfants, les deux parents travaillent à temps partiel et s’organisent ainsi pour s’occuper des enfants, les deux parents travaillent à temps plein et les enfants sont gardés prise en charge extrafamiliale d’enfants, neutre/je ne sais pas)
- Devrait-on remplacer l’assurance maternité par une assurance parents ?
- Qui devrait être contraint de mettre à disposition des garderies? (Etat, employeur, pas d'obligation nécessaire, neutre/je ne sais pas)
- Qui devrait principalement prendre en charge le financement de garderies? (Etat, employeur, parents, neutre/je ne sais pas)
- Les allocations familiales devraient-elles être augmentées dans votre canton?
- Comment les allocations familiales devraient-elles être définies ? (prestation décroissante pour un revenu croissant, prestation fixe, neutre/je ne sais pas)
- Les allocations familiales devraient-elles être uniformisées dans toute la Suisse?
- Chaque futur père et chaque future mère devraient-ils fréquenter un cours obligatoire leur enseignant les bases les plus importantes de l’éducation d’un enfant?

Cette série de questions m'apparaît comme plus pertinente que les précédentes et semble répondre plus directement aux préoccupations concrètes du public, même si une fois de plus, le débat reste limité au champ traditionnel de la politique familiale et ne permet pas de faire passer des idées novatrices à ce sujet.


Conclusion

Malheureusement, les belles proclamations d'efficacité de Vimentis ne suffiront sans doute pas à "garantir le succès de la Suisse". Sans même analyser la tournure ou l'orientation des questions, une simple observation du champ circonscrit par la sélection de thèmes et de questions montre que ce sondage ne permettra sans doute pas à la population de faire connaître "librement" ses besoins, ses préoccupations et ses attentes. Sans question ouverte, ni de choix subtils dans les réponses proposées, l'interprétation des résultats risque de s'avérer très aléatoire, et donc fort peu pertinente.

Une fois de plus, les journalistes et les médias qui font la promotion de ce sondage (et qui en publieront et en commenteront abondamment les résultats) ne prennent pas le temps d'effectuer ce simple travail d'analyse, pourtant fort instructif sur les sondages en général et sur celui-ci en particulier [3]. Est-ce si compliqué que ça ?



[Notes]
[1] http://www.vimentis.ch/f/umfrage/
[2] http://www.avenir-suisse.ch/fr/mission-et-structure
[3] Pour être correctement informé sur les sondages, on optera plutôt pour l'Observatoire des sondages ou Acrimed.

4 commentaires

mercredi 31 octobre 2012 @ 10:38 tgb a dit : #1

sacré boulot !

mercredi 31 octobre 2012 @ 12:51 Adriano Brigante a dit : #2

Merci. Il faut bien que quelqu'un le fasse...

dimanche 25 novembre 2012 @ 22:50 Vimentis Sondage a dit : #3

Monsieur Brigante,

Nous vous remercions pour votre commentaire à propos du sondage Vimentis et souhaiterions simplement nous exprimer sur quelques points :

Si nous envoyons notre questionnaire aux différents partis au préalable, ce n’est pas pour qu’ils en approuvent chaque question, mais plutôt pour qu’ils nous transmettent d’éventuelles idées dans le cadre des thèmes que nous avons définis. Nous essayons ainsi d’élargir l’étendue des thèmes couverts par nos questions et non pas de la limiter.

Il est vrai que nous vivons du soutien de nos donateurs. Sachez qu’aucun de ces donateurs ne nous fournit de quantité d’argent assez significative pour pouvoir influencer le travail de Vimentis de quelque manière que ce soit. Ne me comprenez pas mal ; je n’insinue en aucun cas qu’il existe en ce sens une somme ‘assez significative’. C’est également pourquoi ce soutien s’effectue par des dons.

Nous nous efforçons d’atteindre, avec notre sondage, le plus de citoyens possible avec l’aide de différents partenaires. Ainsi, sachez qu’Avenir Suisse nous aide simplement à répandre l’information sur notre sondage et n’a absolument aucune influence sur le questionnaire ou sur notre travail. Par ailleurs, notez que nous nous efforçons d’avoir des partenaires comme celui-ci des deux côtés de l’échiquier politique en restant aussi neutre et équilibré que possible.

Je comprends votre réaction par rapport à la question sur le domaine nécessitant le plus que l’on agisse. C’est pour des raisons de comparabilités que nous tentons de ne pas trop changer les questions (notamment démographiques) d’une année à l’autre. Nous réfléchissons néanmoins à une alternative.

Concernant le nombre de thèmes traités par le questionnaire, laissez-moi vous expliquer pourquoi nous nous limitons à cinq blocs de questions : nous ne pouvons pas rendre le questionnaire interminable puisque le but reste que les citoyens y répondent – jusqu’au bout, de préférence. Si la participation au sondage durait une heure, nous n’arriverions jamais au nombre de participants et au niveau de représentativité que nous atteignons. Mais j’espère vous rassurer en vous disant que nous changeons de thèmes chaque année.

En ce qui concerne les questions sur l’assurance vieillesse, nous essayons de garder les mêmes questions entre les années pour des raisons de comparabilité. Malgré tout, je vous accorde que les questions sur l’AVS supporteraient d’être revues. Merci pour votre réaction.
Concernant le bloc sur l’énergie, permettez-moi de me référer à l’édition 2011 du sondage qui comportait également un bloc sur l’énergie qui, en revanche, se concentrait sur la production d’énergie, tandis que le bloc de cette année s’axe plutôt sur sa consommation. Par ailleurs, sachez qu’Axpo ne nous influence en rien dans notre travail. Nous doutons, par exemple, que des questions concernant la baisse de la consommation de courant soient dans l’intérêt primaire d’Axpo.

Si nous posons des questions précises juxtaposées à des questions plus générales, c’est pour avoir une image équilibrée, juste et complète de l’opinion des citoyens.

Permettez-moi ensuite de vous poser la question suivante : devrions-nous, selon vous, être indépendant des partis ou doivent-ils nous dicter les questions du sondage ? Je ne comprends pas votre allusion à la désapprobation des Verts sur une certaine orientation des questions.

Puis, notez que la question de la situation de propriété (et de location) ne trouve pas de pertinence dans le cadre de la politique du logement, qui est ici à comprendre dans un sens similaire à la ‘politique d’urbanisme’ ; le reste des questions aurait pu vous mettre sur la voie. Je vous accorde que le titre du bloc peut être mal compris et vous remercie pour cette remarque ; nous en prenons note.

Je vous concède également que le bloc sur la politique familiale n’a rien d’innovant et reste dans le contexte général de la discussion politique actuelle.

Pour finir, laissez-moi vous expliquer pourquoi il nous est difficile de poser des questions plus ‘ouvertes’ : nous voulons rester neutres ; certaines réponses proposées sous forme de compromis représentent déjà une influence de la réponse des citoyens, ce qui n’est pas souhaité. Le traitement des réponses à des questions ouvertes est tout bonnement impossible. Monsieur Brigante, je suppose et j’espère que vous allez régulièrement voter, auquel cas vous avez également affaire à des questions totales (du type Oui/Non). Appréciez que nous vous proposons en plus la réponse « Neutre/Je ne sais pas ».

Je vous remercie encore pour votre réaction et, naturellement, pour votre participation au sondage.

Jean-Rodolphe Linder
Porte-parole Vimentis Sondage

vendredi 09 janvier 2015 @ 11:29 Cyril a dit : #4

Merciiiiiii

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