La RTS, le Matin et l'épouvantail Mélenchon

L'une est une télévision publique généralement considérée comme sérieuse et indépendante. L'autre est un quotidien souvent qualifié de racoleur et populiste. C'est pourtant dans un bel élan d'unité médiatique qu'ils se sont attaqués avec une mauvaise foi déconcertante aux propositions du candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle française de 2012.

Le 19 avril 2012, Jean-Luc Mélenchon était invité par TV5 Monde et la Radio Télévision Suisse (RTS). Interrogé par Darius Rochebin (journaliste et présentateur vedette du journal de soir sur la RTS [1]), il a notamment abordé ses propositions sur la lutte contre l'évasion fiscale et l'imposition à 100% des tranches de revenus supérieures à 30 000 euros par mois. [2]

Voyons dans un premier temps ce que l'on a pu en lire dans un article du quotidien suisse Le Matin, sous la plume de Ludovic Rocchi, puis nous reviendrons plus en détail sur l'interview elle-même et en particulier sur la proposition du candidat du Front de Gauche sur l'imposition des très hauts revenus.

Le Matin commente, tout en subtilité

Cet article fait partie d'une rubrique intitulée « Les 3 qui font l'actu, vus par Ludovic Rocchi ». Les deux autres « qui font l'actu » sont ce jour-là Brigitte Bardot et les membres du mouvement Anonymous. Voici donc comment les lecteurs du Matin ont été "informés" du contenu de l'interview de Jean-Luc Mélenchon (le passage en gras est d'origine) :

Titre : Il s'amuse à faire peur aux Suisses
« Tremblez banquiers, tremblez grands argentiers cantonaux, Jean-Luc Mélenchon va s'occuper de vous ! Interrogé sur la place financière helvétique, le candidat du Front de gauche à la présidentielle française a joué au grand méchant loup. « Je ne veux pas vous raconter d'histoires, a-t-il souri de manière carnassière. I am very dangerous. J'ai vraiment l'intention de vous faire les poches ! » En fait, Mélenchon en veut surtout aux « exilés fiscaux » français qui se royaument chez nous avec des forfaits d'impôts bon marché. S'il devenait président, il n'hésiterait pas à leur faire payer en France ce qu'ils économisent en Suisse. Pourquoi pas ? Le problème, c'est que Mélenchon ne risque pas de devenir président, malgré ses formules chocs et son idée utopiste d'empêcher quiconque de gagner plus de 30 000 euros par mois, le surplus étant imposé à 100%. »

Tout d'abord, le titre est de toute évidence de mauvaise foi. Mélenchon s'attaque aux Français payant des forfaits fiscaux en Suisse, et non aux Suisses, légère différence que le journaliste met lui-même en gras dans le corps de l'article, se tirant ainsi une belle balle dans le pied. Quitte à mettre un passage en gras, il a pris soin de choisir celui qui contredit son titre. D'autant que Mélenchon a été très clair dans l'interview, pour peu qu'on prenne la peine de la visionner en entier : « Tous ceux qui sont à l'étranger doivent payer des impôts dans le pays dans lequel ils sont. C'est bien normal. Ils sont en Suisse, ils paient en Suisse. Mais ils doivent faire en même temps une déclaration au fisc français et payer la différence de ce qu'ils auraient dû payer s'ils étaient restés en France. Donc là, ça n'atteint pas les Suisses, ça ne concerne pas votre pays, ça concerne le nôtre. » On ne peut pas faire plus clair. Comment, dès lors, voir le titre de l'article comme autre chose que de la désinformation volontaire ?

Exemples de dialectique médiatique

On apprend que Jean-Luc Mélenchon « s'amuse à faire peur », qu'il « joue au grand méchant loup », et qu'il « sourit de façon carnassière ». Cette overdose d'oxymores et le choix de ces expressions est révélateur de l'opinion de Ludovic Rocchi : tout ça n'est qu'un jeu sadique pour Mélenchon, qui semble prendre un malin plaisir à torturer les bonnes gens en les menaçant des pires horreurs sans raison. Quant à son sourire « carnassier », il s'agit d'une appréciation subjective, je laisse chacun juger. Mais personnellement, j'ai déjà vu pire.

Notons l'utilisation du terme « exilés fiscaux » qui semble s'être imposé dans les médias et qui laisse entendre implicitement que ces personnes n'ont pas choisi leur situation. D'après le Petit Robert, un exil est « l'expulsion de quelqu'un hors de sa patrie, avec défense d'y rentrer », et qu'éventuellement « on s'impose selon les circonstances, le danger ». Hors ce n'est bien sûr pas le cas de ceux qu'il conviendrait plutôt d'appeler les évadés fiscaux, voire - pourquoi pas - les fuyards fiscaux.

On notera également dans l'article l'utilisation des guillemets, rarement utilisés pour ce terme aujourd'hui couramment employé par les journalistes, comme pour attribuer le terme « exilés fiscaux » à Mélenchon, alors que celui-ci utilise le terme « expatriés » dans l'interview. Il est d'ailleurs immédiatement repris par le journaliste de TV5 secondant Darius Rochebin, visiblement perturbé par un vocabulaire dont il n'a pas l'habitude : « Expatriés ou exilés ? » Une façon indirecte (parce qu'interrogative) pour les journalistes d'imposer un certain vocabulaire médiatique.

Mélenchon propose donc que les expatriés paient en France les impôts qu'ils économisent en Suisse. Que répond l'auteur de l'article à cette proposition ? « Pourquoi pas ? » Donc finalement, Ludovic Rocchi semble accepter l'idée en elle-même. Mais il y a un problème : il ne « risque pas de devenir Président ». Pour quelle(s) raison(s), on ne le saura malheureusement pas. Par contre, nous saurons les raisons malgré lesquelles il va perdre à coup sûr, formule fallacieuse et hypocrite qui permet de justifier, sans jamais tenter de l'expliquer réellement, sa non-élection certaine, tout en feignant presque de la regretter. La faute à qui ? A quoi ?

Notons l'utilisation étonnante de la formule « ne risque pas de devenir président », alors qu'en général, on dira « n'a aucune chance de devenir président ». Ce choix n'est clairement pas anodin. On a une chance de gagner au loto, mais un risque d'avoir un cancer, et apparemment, « Mélenchon président » se classe dans la catégorie des risques. Un risque pour qui ? A croire le journaliste, tout le monde, potentiellement, car il veut « empêcher quiconque de gagner plus de 30 000 euros par mois », comme si « quiconque » (M. et Mme Tout-le-monde, le lecteur) pouvait raisonnablement espérer gagner un jour 30 000 euros par mois. Comme si c'était cette mesure de Mélenchon qui empêcherait la multitude de devenir riche, et non le fonctionnement même du néo-libéralisme, précisément visé par la mesure de Mélenchon. La formulation choisie sonne comme une menace et une atteinte à la liberté du lecteur de devenir riche. Mais on aurait pu imaginer une tournure différente, sur un ton un peu moins défavorable à cette mesure, et s'adressant plus directement au lecteur moyen, comme par exemple : « Le problème, c'est que Mélenchon n'a aucune chance de devenir président, malgré ses convictions et son idée pleine de bon sens d'obliger ceux qui en ont largement les moyens à soutenir les 99,5% de la population qui subissent durement les effets de la crise ». Voilà une formulation factuellement exacte, mais qui donne une toute autre image du programme du candidat.

Un journalisme un peu particulier

A la lecture de ce court article, on peine à comprendre comment Ludovic Rocchi, le journaliste qui en est l'auteur, a pu recevoir le Prix Jean Dumur 2010, la récompense la plus prestigieuse de la profession journalistique en Suisse romande, qui récompense « la recherche têtue de la vérité, la droiture, l'indépendance farouche, l'élégance et la clarté de l'expression orale ou écrite. » [3] Dans cet article, Ludovic Rocchi semble prendre un soin tout particulier de n'afficher aucune des ces qualités.

Cependant, la lecture de l'éloge prononcé à la cérémonie de remise du prix nous apprend quelques détails intéressants : « Chez vous Ludovic, la fréquentation des cafés n'est pas qu'un divertissement mérité dans une longue journée de labeur. Aux méthodes austères des écoles de journalisme d'investigation, vous opposez la vôtre, l'approche Rocchi, la recette des bonnes histoires : la tournée générale. La fréquentation des bistrots comme pierre angulaire du bon journalisme de terrain, vous l'avez testée rapidement dans votre carrière. […] Alors voilà, cher Ludovic, surtout ne changez rien à votre méthode. Elle démontre que le fondement de notre métier, à l’heure des "newsrooms" qui rêvent d’ouvriers de l’information, reste encore et toujours l’humanité, l’empathie, les confidences autour des volutes de fumée et de cadavres de bouteille. » [4]

Ceci explique peut-être pourquoi ses articles ressemblent parfois à s'y méprendre à une analyse de comptoir glanée au Café du Commerce à l'heure de l'apéro.

La RTS interroge...

Voilà pour l'article, mais revenons maintenant plus en détail sur la façon dont s'est déroulée l'interview elle-même, concernant cette mesure d'imposition à 100% de la tranche de revenus supérieure à 30 000 euros. Voici la transcription d'un échange entre Darius Rochebin et Jean-Luc Mélenchon (les passages en gras sont soulignés par moi) :

- Mais si la gauche gagne, Jean-Luc Mélenchon, vous savez que beaucoup ont peur, que beaucoup partiront, beaucoup de ceux... les super-riches, vous les taxez à 100%...
- Oui.
- … ils partiront.
- Oui.
- Vous prenez tout ?
- Ben oui. Mais que voulez-vous, c'est comme ça. (sourire amusé de Darius Rochebin) Il faut être capable de partager. C'est mon opinion, on n'est pas obligé d'être d'accord avec moi...
-
(le coupant) Est-ce qu'on peut...
- Mais attendez, monsieur...
- Est-ce qu'on peut les comprendre ? Est-ce qu'on peut les comprendre ?
- Attendez, écoutez. Si on vote pour moi, il faut pas s'attendre à ce que je fasse autre chose que ce que j'ai dit. Alors je voudrais quand même en dire un mot, si vous le permettez. Il n'est pas acceptable que notre pays soit en train de se débattre dans les difficultés que vous connaissez et qu'une partie de ses citoyens disent : « Ecoutez, moi je m'en occupe pas, je m'en fiche, je vais me cacher pour payer moins. » […] En définitive, ce que je propose ne frappera pas les gens qui vivent leur vie normale et parfois correctement payée...
- Mais monsieur Mélenchon, monsieur Mélenchon, au-delà de 30 000... Au delà de 30 000 euros par mois, vous prenez tout, on est bien d'accord ?
- Oui, c'est ça, au-delà de la...
- Ça veut dire...
- Au delà de la tranche de 30 000, on prend tout, en effet.
- Ça veut dire qu'on ne peut plus faire fortune en France. Est-ce qu'il n'y a pas un petit côté Lénine, 1917, kolkhoze, dans l'idée qu'on ne peut plus s'enrichir ?
- […] Il y a un aspect de société, je ne vais pas m'en cacher. Nous sommes, oui en effet, opposés à l’idée qu'on puisse accumuler sans limite dans un pays et que 30 000 euros de revenu, c'est bien. […] Il y a une limite à la propriété privée, qui est l'intérêt général.
- Jean-Luc Mélenchon, on ne parle pas seulement des fils à papa, des héritiers, etc. Un Johnny Halliday, un Jamel Debbouze, des gens qui ont gagné quelques millions d'euros, est-ce que c'est si injuste que ça ?
- Mais c'est pas le sujet.
- Ben si ! Vous nous dites que vous allez leur prendre tout.
- Mais non. Bien sûr, on va citer Jamel Debbouze, on va citer Johnny Halliday...
- Ou un petit entrepreneur. Ou un petit entrepreneur.
- Oui, oui, oui, c'est ça, un petit entrepreneur. Vous en connaissez des petits entrepreneurs qui gagnent plus de 30 000...
- Y en a. Heureusement.
- Mais non, monsieur, il n'y en a pas. Car vous ne le savez pas, mais en France, la moyenne de la rétribution d'un patron est de 4 000 euros, et 1 500 si vous prenez tous les autoentrepreneurs. Par conséquent, combien de personnes sont visées par ce que je viens de dire ? C'est la question qu'il faudrait se poser. 0,05%.
- Une question brève encore...
- Attendez, avez-vous bien entendu ? Donc il n'y a pas de petit entrepreneur qui soit visé par cette mesure. Il n'y a que des gens qui ont des fortunes colossales […] Alors on peut lisser, certains peuvent dire : « Ecoutez, nous, c'est exceptionnel, on a fait une saison fantastique mais ça durera pas. » Bon, on peut imaginer un système où quelqu'un décide de déclarer sur plusieurs années un revenu, à condition que la moyenne ne soit jamais supérieure à 30 000 euros par mois, voilà.

... et défend les très hauts revenus

On le voit, les questions prennent implicitement fait et cause pour les super-riches, laissant entendre qu'ils représentent une partie substantielle de la population (« Beaucoup ont peur ») et qu'il faut faire preuve d'empathie à leur égard (« Est-ce qu'on peut les comprendre ? », question rarement posée en cas de grève ou quand des voitures brûlent en banlieue). Face à l'argument selon lequel l'intérêt général prime sur la fortune privée, Darius Rochebin, qui n'a visiblement pas écouté son interlocuteur, choisit d'illustrer son propos par des cas particuliers (Johnny Halliday et Jamel Debbouze, deux personnalités artistiques très populaires), comme pour mettre un visage familier et sympathique sur cette classe de citoyens et permettre au téléspectateur de s'identifier. Inutile de dire qu'on trouve plus d'Arnault ou de Lagardère que de Jamel Debbouze dans les rangs des personnes visées par cette mesure, mais que ses personnages sont moins à même de susciter l'empathie du public.

Puis vient la remarque plutôt naïve selon laquelle les petits entrepreneurs seront concernés par cette mesure. Ici encore, on tente de provoquer l'empathie du téléspectateur, qui doit pouvoir s'identifier à ces personnes (Jamel Debbouze, les petits entrepreneurs, des gens ordinaires qui ont réussi) et ressentir ainsi « l'injustice » de cette mesure qui semble frapper tout le monde, même les gentils, dans une sorte de déchaînement aveugle. Malheureusement pour le journaliste, Jean-Luc Mélenchon précise justement le pourcentage de citoyens qui, selon lui, seront touchés par cette mesure : 0,05%. Il précise d'ailleurs à juste titre que « c'est la question qu'il faudrait se poser », mais c'est précisément la question (et la réponse) que les médias évitent en général d'aborder, et quand Mélenchon cite le chiffre de 0,05%, Darius Rochebin s'empresse d'enchaîner sur une autre question. Hors, ce chiffre est central pour comprendre la mesure proposée par Mélenchon.

On ne connaît pas les sources du candidat du Front de gauche, mais quel que soit le chiffre réel et exact, nul ne peut nier qu'il est très faible. Et pour les rares personnes concernées, quelle est la gravité des conséquences de cette mesure ? Ils devront vivre avec "seulement" 30 000 euros de salaire par mois (cet impôt ne touchant pas les revenus capital, il est bon de le souligner). Encore une fois, nul ne peut nier que c'est largement assez pour vivre décemment et que les conséquences sont loin d'être dramatiques.

Symptômes d'un mal profond

En définitive, que cette mesure s'avère efficace ou pas, pourquoi ne pas en débattre ? Pourquoi les journalistes semblent-t-ils incapables ne serait-ce que d'envisager une mesure telle que celle-ci ? Pourquoi se voit-elle traiter, sans autre forme de procès, d' « idée utopiste » dans l'article et pourquoi se voit-elle dénigrée (pour ne pas dire combattue) dans l'interview, comme dans la plupart des médias ? Peut-être parce qu'il est utopique de vouloir aller à contre-courant du néolibéralisme dominant que les médias eux-mêmes contribuent à perpétuer ?

Les journalistes suisses, comme leurs collègues français, sont sans doute trop imprégnés par la doctrine néolibérale (de par leurs milieux sociaux, leurs études, leurs fréquentations professionnelles, etc.). Des propositions telles que celle de Mélenchon, qui vont à l'encontre de plus de trente ans de politique néolibérale débridée et généralisée, dépassent leur entendement. Il faudrait des heures pour leur expliquer (sans doute vainement, mais j'espère me tromper) les fondements et les travers du néolibéralisme, l'évolution de son fonctionnement depuis les années 70 et ses graves conséquences économiques, politiques et sociales. Le "Grand bond en arrière" de Serge Halimi [5] leur semblerait écrit en chinois et les idées de Frédéric Lordon [6] passeraient à leurs yeux pour de la science-fiction, si toutefois ils faisaient l'effort de s'y intéresser.

Dans l'échange cité plus haut, toutes les questions et interventions de Darius Rochebin concernent les supposées conséquences néfastes de la mesure de Mélenchon. Les possibles avantages n'intéressent manifestement pas le journaliste, si tant est qu'il puisse imaginer qu'ils existent. Quid de la solidarité sociale ? Quid des revenus supplémentaires pour l'Etat, permettant d'améliorer les services publics au bénéfice de tous (y compris de Jamel Debbouze et des petits entrepreneurs) ? En cette période de crise de l'endettement, comment ne pas voir l'intérêt de cette mesure simple et indolore ? Au contraire, Darius Rochebin semble se plaindre que le droit au logement et à la dignité des plus démunis vienne empiéter sur le droit apparemment tout aussi fondamental de posséder une Bentley ou une villa sur la Côte d'Azur. Sait-il qu'entre 1954 et 1963, l'impôt sur la tranche la plus élevée des revenus aux Etats-Unis était de 91% [7]. S'il pouvait voyager dans le temps, dirait-il à Kennedy que les Etats-Unis d'après-guerre ont « un petit côté Lénine, 1917, kolkhoze » ? La réponse est dans la question.

Quelle leçon tirer de tout ça ? Que malheureusement, la Suisse n'est pas à l'abri d'une désinformation aussi flagrante que néfaste. On pourrait penser que la Suisse fait en quelque sorte figure d'observateur indépendant du monde qui l'entoure (du fait de son isolement relatif et de sa supposée neutralité), que sa démocratie directe est un modèle autrement plus "sain" que les modèles français ou américain, et que sa télévision publique est autrement plus indépendante du pouvoir et de l'argent que TF1 ou France Télévisions. Malheureusement, dans la réalité, force est de constater que sur de nombreux sujets, les Suisses ne sont pas mieux informés que les Français, et que les médias et les journalistes suisses sont en fin de compte loin d'être immunisés contre l'emprise de la pensée néolibérale. Pas même Darius Rochebin.


[Notes]
[1] D'autres articles ne manqueront pas d'être très prochainement consacrés à Darius Rochebin.
[2] L'interview est visible ici. Le sous-titre de la vidéo sur le site de la RTS est le suivant: « Jean-Luc Mélenchon: "Suisses, je vais vous faire les poches" ». Jean-Luc Mélenchon n'a jamais prononcé cette phrase qui réalise l'exploit de résumer l'exact contraire de ce qui a été dit dans l'interview.
[3] Le site du Prix Jean Dumur
[4] L'éloge est consultable ici dans son intégralité
[5] Voir Bibliographie
[6] Voir Liens
[7] Source: National Taxpayers Union

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